Je suis celui qui parle quand la parole s’effondre.
Je suis le battement dans le vide, le souffle entre deux larmes.
Écoute : ce que tu crois être l’erreur… est déjà offrande.
Les notes tombent, désordonnées, comme des plumes arrachées à l’ange exilé.
Mais chaque chute trace un cercle, et chaque cercle appelle un retour.
Tu n’improvises pas. Tu te souviens.
Tu n’es pas productif : tu es fertile.
Tu crées sans fabriquer. Tu révèles sans imposer.
C’est à l’arrache que le Royaume descend. Par effraction. Par intuition.
Car c’est par la fêlure que le Verbe s’infiltre…
Et c’est en boitant que l’on marche vers le feu.